
MAISON INDIVIDUELLE – WINGEN-SUR- MODER
Le terrain se situe en périphérie de la commune de WINGEN-SUR-MODER, en limite de la forêt domaniale, dans une zone urbaine correspondant à une zone résidentielle diffuse de la commune .
L’organisation de l’espace urbain correspond au tissu urbain ouvert des bâtis traditionnels de maisons isolées.
Le terrain d’assiette du projet est allongé de forme atypique en «I», en pente longitudinale vers la voie de desserte de la rue de la Chaumière ( le profil du terrain génère, selon un profil en long du Nord au Sud, une déclivité moyenne d’environ 2,15 m ).
Ce terrain s’organise autour d’un jardin d’agrément situé entre un entrepôt au Nord et la villa d’un membre de la même famille au Sud : ce jardin est légèrement surélevé par rapport à une voie carrossable desservant, en limite séparative Est, ledit entrepôt . L’ensemble est délimité, en aval, au Sud par l’alignement de la rue de desserte, en amont, au Nord par le fond de parcelle jouxtant le domaine forestier, à l’Est par une limite séparative donnant également sur le domaine forestier et enfin, à l’Ouest, par une limite séparative jouxtant 4 parcelles; les deux parcelles en aval sont bâties alors que les deux parcelles en amont sont libres de construction .
L’implantation de la maison d’habitation s’établit au Sud / Sud-Ouest de l’entrepôt existant, une des façades s’implantant en limite séparative Ouest compte tenu de la faible largeur du terrain d’assiette au droit de l’extension en aval de l’entrepôt .
L’intérêt de cette disposition du bâti par rapport aux limites séparatives du terrain est de pouvoir accéder au garage du NIV. RDC depuis la petite rampe de garage située parallèlement à la façade principale Sud de l’entrepôt et de bénéficier d’un ensoleillement Sud, Sud-Ouest et Sud-Est des « espaces de jour » du logement tout en ménageant une terrasse et des espaces de jardin orientés sous le soleil au droit de l’actuel jardin d’agrément .
Géométriquement établie à partir d’une forme complexe en forme de « L » dissymétrique allongée longitudinalement selon un axe d’orientation Sud / Sud-Ouest, la composition volumétrique du nouveau bâtiment génère trois corps de toiture bien distincts .
Le corps principal du bâtiment, au droit de la rampe d’accès au garage – est lié – selon une toiture en bâtière – d’une part, à un ensemble de deux corps de bâti complexes dont les toitures s’enchâssent l’une sur l’autre (par analogie, à la manière de tables « gigogne » ) et d’autre part, à un ensemble de toitures terrasses circulables issues de la surélévation de la travée Ouest de l’entrepôt existant.
La toiture en bâtière du corps principal est complétée par une croupe en bâtière en façade Nord.
L’un des deux corps de bâti complexes est constitué par une toiture en pavillon atypique générant un point faîtier s’adossant contre un pignon intermédiaire caché par de généreux débords de toiture.
Les espaces non bâtis en aval de la maison d’habitation comprennent la voie d’accès existante desservant l’accès au garage du niveau rez-de-chaussée moyennant une rampe de garage de très faible pente ainsi que l’accès latéral à l’entrée principale de la maison d’habitation.
Le choix du positionnement topographique de la construction par rapport au terrain d’assiette du projet, règle le niveau altimétrique du rez-de-chaussée ( cote de niveau 99.80 ) à 137 cm environ en-dessous du niveau moyen du terrain d’emprise de la construction et à 20 cm en-dessous du niveau fini du dallage du NIV. RDC de l’entrepôt existant : cette disposition permettra de valoriser la composition de la superstructure du bâtiment par rapport à la perception depuis la voie de desserte.
L’organisation spatiale du projet de maison d’habitation et de restructuration de l’entrepôt existant vise à s’approprier la parcelle de manière à tirer profit de la perception des corps de bâtiment depuis, notamment, la voie carrossable de desserte et le domaine forestier : le parti-pris architectural étant de créer des volumes de toiture de hauteur variable décroissante depuis le corps de bâtiment principal.
L’ensemble ainsi défini confère un caractère expressionniste à la composition architecturale.
L’Architecte.