PROJET DE MAISON INDIVIDUELLE A SAVERNE
Le terrain se situe en périphérie de la commune de SAVERNE correspondant à une zone résidentielle dense de la commune . L’organisation de l’espace urbain correspond au tissu urbain ouvert des bâtis traditionnels de maisons isolées.
La parcelle d’assiette du projet est un terrain étroit, bombé longitudinalement dans son premier tiers et pentu en fond de parcelle.
Le profil du terrain génère une pente en direction du fond de parcelle d’environ 12 %.
La parcelle est délimitée, en amont, au NORD-‐OUEST par la rue des Aubépines, au SUD-‐ OUEST et NORD-‐EST par des parcelles en « lanières » bâties et en aval, au SUD-‐EST par une parcelle plus ramassée, également bâtie.
L’implantation de la villa projetée s’établit en recul par rapport à l’alignement à la manière des maisons isolées bordant la rue.
La configuration de l’emprise de l’édifice s’étire sur le terrain, de façon à être en harmonie avec la configuration en « lanière » de la parcelle .
Géométriquement établie à partir de deux rectangles adjacents et décalés de façon à ménager la place nécessaire à la rampe d’accès au niveau du sous-‐sol; la composition volumétrique du bâtiment génère huit corps de toiture organisés en plan selon un tracé ordonnateur commandant les lignes et les points faîtiers dont les hauteurs se hiérarchisent sous l’effet d’une composition expressionniste organisée autour de la toiture en poivrière ( Bureau ) et des deux toitures à croupe faîtière ( Cage d’escalier ); ensemble majeur transversal de la composition baptisé « Triptyque transversal » .
Il orchestre et hiérarchise en amont, trois corps de toiture coiffant l’espace de l’auvent à la cage d’escalier et en aval, deux corps de toiture coiffant l’espace de la chambre au séjour.
La composition fragmentée des façades et des toitures permet de respecter « l’échelle domestique » du lieu, c’est-‐à-‐dire la mise en relation de « l’architecture résidentielle » avec ses espaces libres.
Au-‐delà de sa dimension contextuelle, l’architecture de l’édifice puise ici ses fondements dans une appréhension singulière de l’architecture vernaculaire liée à une certaine réminiscence médiévale de par l’approche expressionniste du projet.
Le choix du positionnement topographique de la construction par rapport au terrain d’assiette du projet, règle le niveau altimétrique du sous-‐sol à 2/3 enterré par rapport au terrain naturel de façon à bénéficier de l’assainissement gravitaire tout en positionnant la « superstructure » de l’immeuble dans des proportions en harmonie volumétrique avec le bâti environnant existant.
La façade sur rue, avec son concept de « façade épaisse », est implantée à une distance moyenne d’environ six mètres de l’alignement, elle est perçue de la rue de manière à permettre une perception latérale par cheminement le long de la rue des Aubépines dans le sens du cheminement Lotissement « Coteau des Aubépines » / Centre ville .
Les espaces non bâtis en amont de l’édifice comprennent l’aire de stationnement, l’auvent d’accueil couvrant l’accès à l’entrée du bâtiment ainsi que la rampe d’accès au garage.
En résumé, le projet s’approprie la parcelle de manière à scinder en deux la terrain afin de créer un jardin privatif en fond de parcelle et un espace d’accueil à l’échelle des espaces libres du front de rue du quartier.
Cette espace d’accueil s’organise autour de l‘auvent, pièce maîtresse de l’effet d’accueil et strate basse de la composition des toiture du projet. Cette prise de possession du terrain permettra de constituer un front de façade à proximité du bâti voisin existant tout en restituant une échelle de perception de l’espace d’accueil en harmonie avec les espaces non bâtis environnant.
L’architecte.

