IMMEUBLE D’HABITATION COLLECTIF – SAVERNE
Le terrain d’assiette du projet se situe en périphérie de la commune de SAVERNE, l’organisation de l’espace urbain correspond au tissu urbain ouvert des bâtis traditionnels de maisons isolées.
Le terrain est délimité à l’Ouest par la rue E. WALTER, au Sud par la rue des Capucines, à l’Est par une parcelle non bâtie et enfin, au Nord, par une parcelle abritant un ensemble résidentiel constitué de trois immeubles « plots » accolés.
L’implantation du projet s’établit en recul de cinq mètres par rapport à l’alignement à la manière des maisons isolées bordant la rue; sa configuration en « L » de son emprise est redondante de celle du terrain d’assiette côté des alignements sur rue.
La volumétrie du bâtiment est constituée de deux corps de bâti dont les hauteurs sont en rapport avec la déclivité naturelle du terrain côté rue E. WALTER étant donné que cette topographie génère une différence de hauteur d’environ 3,30 m entre la rue des Capucines « en amont » et le fond de parcelle « en aval ».
Le choix du positionnement altimétrique de la construction par rapport au terrain naturel, règle les niveaux des rez-de-chaussée :
– Bâtiment « A » : NIV. sol fini du RDC = NIV.+/- 0,00 m = NIV. N. 103,55; – Bâtiment « B » : NIV. sol fini du RDC = NIV.+0,90 m = NIV. N. 104,45;
de façon à équilibrer la superstructure de l’immeuble dans des proportions en harmonie volumétrique avec le bâti environnant existant.
La façade sur rue, avec son concept de « façades à décrochements », sera perçue depuis l’aval de la rue E. WALTER de manière à permettre une perception latérale « enrichie » par cheminement le long de la rue E. WALTER dans le sens de cheminement « Rue des Aubépines / Lotissement « Coteau des Aubépines » .
Les espaces non bâtis au Sud, en amont du projet, comprennent une première aire de stationnement, l’allée piétonne desservant l’accès à l’entrée de l’immeuble ainsi que la rampe d’accès à la seconde aire de stationnement située en contrebas du bâtiment « B ».
En conclusion, le projet – deux plots fragmentés – s’approprie la parcelle d’allure rectangulaire de manière à structurer l’espace urbain non bâti – le carrefour « rue E. WALTER / rue des Aubépines » – en articulant les corps de bâtiment dans l’angle de cette intersection de voies tout en organisant les espaces libres privatifs de manière à limiter la perception des aires de stationnement et des garages depuis les avoisinants situés en amont du projet.
La composition fragmentée des façades et des toitures permet de respecter « l’échelle domestique » du lieu, c’est-à-dire la mise en relation de « l’architecture résidentielle » avec ces espaces libres.
L’architecte.


