IMMEUBLE D’HABITATION COLLECTIF A MONSWILLER
Le terrain d’assiette du projet se situe en périphérie de la commune de MONSWILLER; il figure au P.O.S. dans la zone UB correspondant aux extensions anciennes ( Cité Goldenberg ) et récentes de la commune .
L’organisation de l’espace urbain correspond au tissu urbain ouvert des bâtis traditionnels de maisons isolées.
La parcelle est délimitée à l’Ouest par la rue du Général de Gaulle et par des parcelles en « lanières » au Nord, au Sud et à l’Est.
L’implantation de l’immeuble collectif s’établit en recul par rapport à l’alignement à la manière des maisons isolées bordant la rue; la configuration de l’emprise de l’immeuble est redondante de celle de cette parcelle en lanière.
La volumétrie du bâtiment est constituée de deux corps de bâti dont la hauteur se décline selon la déclivité longitudinale du terrain étant donné que le profil du terrain génère une pente en direction du fond de parcelle (Pente environ 3%); la composition fragmentée des façades et des toitures permet de respecter « l’échelle domestique » du lieu, c’est-à-dire la mise en relation de « l’architecture résidentielle » avec ces espaces libres.
Le choix du positionnement topographique de la construction par rapport au terrain d’assiette du projet, règle le niveau altimétrique du sous-sol à mi-hauteur par rapport au terrain naturel de façon à bénéficier de l’assainissement gravitaire tout en limitant la superstructure de l’immeuble dans des proportions en harmonie volumétrique avec le bâti environnant existant.
La façade sur rue, avec son concept de « façade épaisse », est implantée à une distance moyenne d’environ 15,50 m de l’alignement, elle est perçue de la rue de manière à permettre une perception latérale oblique par cheminement le long de la R.D.219 dans le sens de cheminement « Centre ville / Campagne » .
Les espaces non bâtis en amont de l’édifice comprennent les places de parking, l’allée piétonne desservant l’accès à l’entrée de l’immeuble ainsi que la rampe d’accès au parking situé au niveau du sous-sol.
Enfin, l’allure générale du projet, deux plots fragmentés, s’approprie la parcelle en lanière de manière à scinder en deux la terrain afin de créer un jardin privatif en fond de parcelle et l’espace semi-public d’accueil en devanture urbaine; celui-ci servant d’écrin à la façade principale sur rue : cette prise de possession du terrain permet donc de constituer un front de façade à proximité du bâti voisin existant tout en restituant une échelle de perception de l’espace semi-public en harmonie avec les espaces non bâtis environnant; la succession des deux corps du bâtiment projetée allant également dans le sens de la configuration allongée de la parcelle.
L’architecte.

