EXTENSION D’UNE MAISON INDIVIDUELLE – VILSBERG – 57370
Le terrain d’assiette du projet d’extension d’une maison d’habitation se situe en périphérie de la commune de VILSBERG, l’organisation de l’espace urbain de la zone relevant de la typologie du tissu urbain ouvert des bâtis traditionnels de maisons isolées.
Le terrain est délimité à l’Ouest par l’alignement de la rue du Château, au Nord par une limite séparative contigüe à une parcelle bâtie; à l’Est par le fond de parcelle et enfin au Sud, par une limite séparative donnant sur une parcelle également bâtie.
L’implantation du projet d’extension s’établit depuis la façade Ouest de la maison d’habitation existante jusqu’au droit de l’alignement de la rue du Château, selon une configuration de l’espace bâti permettant de mettre en valeur l‘accès à l’entrée principale de la maison d’habitation tout en évitant l’écrasement du volume de la maison d’habitation initiale et en ménageant des vues sur la partie du jardin accueillant la piscine.
La volumétrie de l’extension constitue un corps de bâtiment secondaire sur deux niveaux par rapport à l’existant. Elle s’organise au moyen de sous-‐ensembles -‐ clairement identifiables -‐ autour d’un volume principal coiffé d’une toiture en bâtière perpendiculaire à celle de la maison d’habitation existante, son pignon atypique et dissymétrique regardant la rue.
Sur ce volume et selon une géométrie qui lui est propre, vient se greffer sur le petit rampant Nord, un second volume en porte-‐à-‐faux à deux rampants dissymétriques, l’un des rampants se jetant sur une petite toiture-‐terrasse : celle-‐ci abrite la nouvelle entrée de la maison et permet à l’extension de ne pas masquer le bâtiment existant lorsqu’un observateur percevra le projet d’extension depuis la rue.
La composition étagée d’une part, des corps du bâtiment principal de l’existant et de l’extension et d’autre part, des sous-‐ensembles de l’extension visibles depuis la rue du Château; viennent fragmenter la perception unitaire du corps de bâtiment existant dont la hauteur plus conséquente ne s’exprime réellement qu’au droit de la rampe d’accès au garage.
Le positionnement altimétrique de la construction par rapport au terrain naturel, établit le niveau du rez-‐de-‐chaussée au niveau de celui du bâtiment existant, à savoir :niveau sol fini du REZ-‐DE-‐CHAUSSEE = Niveau +/-‐ 0.00 m = Niveau topographique 100.00; soit à une hauteur de 65 cm environ par rapport à l’alignement au droit de la naissance de l’allée piétonne desservant l’accès à la maison d’habitation.
La succession des petits volumes et des façades donnant sur la rue du Château, avec leur composition étagée, sera perçue depuis l’aval de ladite rue de manière à permettre une perception latérale « enrichie » par cheminement le long de la rue du Château dans le sens ascensionnel de la rue.
Les espaces non bâtis à l’Ouest, en aval du bâtiment, comprennent l’allée piétonne avec son jardin sur rue, adjacente au Nord par le mur de soutènement de la rampe de garage et au Sud par l’extension abritant le vestibule au droit de la toiture-‐terrasse et la cage d’escalier intégrant le volume en porte-‐à-‐faux.
En conclusion, le projet avec ses toitures fragmentées et ses volumes étagés, s’approprie le terrain entre la bâtiment existant et l’alignement de la rue du Château de manière à intégrer « l’échelle domestique » des maisons du quartier; c’est-‐à-‐dire la mise en relation de « l’architecture résidentielle » avec ces espaces non bâtis.
L’Architecte.



